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  • Photo du rédacteurHassan Aslafy

La maison natale de Bernard François Balssa

Dernière mise à jour : 12 févr.


Ancienne photo de la maison de Bernard-François Balssa, semble-t-il prise autour de 1949, transmise par Edmond Jacky Cathala. Pour lui donner vie, nous citons ci-dessous la remarquable description de Jean-Louis Dega, extraite de son ouvrage "la vie prodigieuse de Bernard-François Balssa", p.54-46.

"La vie quotidienne de Bernard-François dans la petite maison de la Nougayrié fut celle de tous les enfants de paysans moyens voire pauvres de l'Albigeois au XVIIIe siècle. Avec les problèmes supplémentaires liés à la taille de la famille qui compta au début de l'année 1766 jusqu'à onze personnes vivant sous le même toit : la grand-mère Jeanne Gayard, les parents Bernard Balssa et Jeanne Granier, celle-ci enceinte de Louis et huit enfants échelonnés de deux à dix-neuf ans. La maison n'avait sans doute guère changé depuis 1664, date à laquelle la description dans le cadastre de Montirat du premier article possédé par Bernard Plancade, indique "une maison, cour, grange couverte de paille, patus, sol et jardin confrontant le chemin de la Nougayrié au moulin d'Ussac...." La maison d'habitation et la grange formaient ensemble un corps de trois bâtiments à un étage, surélevé d'un grenier et galetas. Au rez-de-chaussée, la cuisine au plafond de poutres et de planches enfumées, avec la cheminée, l'évier et l'aiguière contenant l'eau puisée à la fontaine et dans un coin, le lit conjugal ; à l'étage deux chambres pour les enfants et sans doute les parents tant que restait en vie le couple des grands-parents ; au-dessus un grenier où l'on stockait le grain.

La toiture de la maison était de lauze, la pierre du pays. (...) La grange couverte de paille abritait de plain-pied les brebis et leurs agneaux ; sans doute une douzaine de vaches "dondas", c'est à dire dressés pour supporter le joug et pour effectuer les travaux de labour et de charroi ; un mulet pour porter les fardeaux dans les sentiers escarpés ; au-dessus la grange proprement dite avec le foin que l'on distribuait aux animaux par l'intermédiaire d'une petite trappe.

L'angle de la maison et de la grange délimitait une petite cour avec un abreuvoir pour les bêtes. A proximité se trouvait l'énorme rouleau de pierre utilisé pour dépiquer le seigle ou le méteil. Du temps de Bernard-François Balssa, on accédait au premier étage de la maison par un escalier extérieur qui a été démoli vers le milieu de ce siècle et qui conduisait à un perron ou un "balet" plus tard recouvert d'un auvent. Lors de ses compagnes électorales pour les élections législatives, Jean Jaurès visitait tous les villages de sa circonscription de Carmaux et la tradition a conservé le souvenir qu'il fit un discours du haut du perron de la maison de Bernard-François Balssa à la Nougayrié...


Vue de la maison aujourd'hui, avec Bernard Debar et le propriétaire actuel, Carlos Moreira.




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